Celle-ci est peu habitée aujourd'hui : seules quelque maisons éparses témoignent d'une présence humaine. On peut y voir les vestiges d'un hameau -le hameau des Crochets- envahi par les arbres. Il est émouvant de visiter ces pauvres ruines, et de songer que là, des hommes, des femmes, des enfants vivaient pourtant il y a cent ans. Le promeneur, longe ce qui était la maison de la Béate -les Béates, institution typique de la Haute Loire du XIXè siècle-, pénètre dans ce qui reste du moulin des Crochets...

L'existence du hameau des Crochets est attestée dès le Xè siècle : In villa quoe dicitur Crauchetis (960). Au fil des siècles le nom a varié : Villa de Crauchetis (984), Los Crauchetz, Lous Crouchetz (1528), Lous Crochetz (1561).

A quelques centaines de mètres, les "Pierres longues" sont un point de repère, l'on peut encore apercevoir les ruines du fameux Moulin de Perbet. Ce moulin défraya non seulement la chronique locale, mais également internationale à la fin de l'année 1902. De multiples articles de journaux relatèrent les mystérieux phénomènes -toujours inexpliqués- dont il fut le théâtre. La presse belge, la presse écossaise s'emparèrent également du sujet !

Aujourd'hui encore, les quelques habitants de la vallée ne consentent à parler, que du bout des lèvres, de ces mystérieux faits ; pourtant ils ne les ont pas connus! mais de génération en génération, ceux-ci portent l'effroi dans les âmes simples.

Ô promeneur, qui visite ces lieux quasiment inanimés aujourd'hui, comment peux-tu savoir que la nuit venue, dans cette vallée, les âmes mortes au fil des siècles, se réunissent pour continuer leurs vies mystérieuses !

Source : sur l'origine du hameau des Crochets, voir "Toponymie du Velay" de Jean ARSAC, éditions Les Cahiers de la Haute Loire.