En l’abscence de fouilles et de recherches modernes, le camp d’antoune (ou camp d’Antone) à Salettes reste une énigme archéologique. Le site est magnifique : l’oppidum occupe à 1084 mètres, le sommet d’une coulée de basaltes miocènes (6,8 Ma +- 0,2 in Defive, 1996) placée en inversion de relief, au dessus des gorges de la Loire.

Ses fortifications ont fait l’objet d’un relevé par Boudon-Lashermes et Vimal de Saint-leger en 1947, assorti d’annotations sans nul doute plus imaginées que proche de la véracité ! Il n’en demeure pas moins que les céramiques et objets divers – dont un bracelet de bronze – recueillis à Antoune (Rouchon, 1947 ; Cremilleux, 1974) attestent de son occupation au premier âge du fer. Le camp d’Antoune, ancien site celtique...

Mystère et magnétisme Ancien site celtique, le camp d’Antoune domine les gorges de la Loire près de Salettes. Le magnétisme vérifié du lieu ajoute au mystère d’un décor minéral dantesque hérissé d’aiguilles de pierre. De cette plate-forme naturelle d’environ cent hectares, la vue s’étend alentour, des gorges de la Loire aux montagnes de l’Ardèche. Rien ne peut échapper au regard d’un observateur perché là.

Cette situation stratégique a valu au site des occupations successives pas véritablement identifiées. La présence humaine au camp d’Antoune pourrait remonter à l’époque préhistorique mais la thèse d’une installation celte puis gallo-romaine est le plus souvent avancée. D’ailleurs le lieu est localement nommé “Camp de Chabourous”, ce qui signifierait en langue gauloise : capitale, ville principale. Quelques modestes constructions en pierres sèches, sortes de tourettes situées sur le pourtour du camp derrière des fortifications sommaires formées de blocs de pierres accumulés, attestent d’un souci défensif. Mais la vocation du camp a probablement été aussi commerciale par sa situation sur la route du Pal, reliant Marseille à la Bretagne.

Les radiesthésistes ont trouvé au camp d’Antoune un riche terrain d’investigation chargé de ces ondes qui affolent les boussoles. L’activité du tellurisme (qui a été comparé à une sorte de système nerveux de l’écorce terrestre) est au camp d’Antoune particulièrement intense. Ce qui renforce la thèse d’une occupation Celte, civilisation qui cultivait des liens étroits avec la nature et ses manifestations invisibles. Le magnétisme terrestre était chez les celtes considéré comme un élément essentiel au même titre que l’air et l’eau. Les pierres levées, menhirs ou dolmens, devaient le capter notamment pour positiver les ondes nocives. De quoi ajouter au mystère de ce site minéral hérissé de dantesques aiguilles de pierre.