Natif d'une bonne mère
D'un père aimable et travailleur.
J'aimais mon père,
J'aimais ma mère
Mon frère aîné, ma jeune sœur.
Je les aimais, les honorais,
Comme mes deux ancêtres
Assis au banc d'honneur.

À sept ans,j'allais à l'école.
À mon retour aux prés, aux champs,
Garder moutons était mon rôle.
Mes vaches, mes grands bœufs froments,
Je les aimais et les soignais
Que j'aimais ma prairie
Et mes grands bœufs froments !

À vingt ans la patrie m'appelle.
Je cours me placer dans les rangs.
Je quitte faux, râteaux et pelles.
Me voilà soldat pour deux ans.
J'obéissais mais m'ennuyais,
Rêvant à mes montagnes
À mes voisins aimants.

Enfin rentré dans ma famille,
Je revis la belle Lison.
Là m'attendait la jolie fille ;
L'amour survint à notre union.
Oh ! Je l'aimais, la caressais,
La choisie de ma mère
L'ange de ma maison.

M. Guigon, instituteur aux Estables vers 1900