Rapidement ce phénomène prit de l’ampleur dépassant les frontières nationales et devenant un symbole de la protection de l’environnement : "Pour une Loire vivante"

Vous retrouverez ci-dessous quelques dates marquantes de cette extraordinaire épopée...

CHRONOLOGIE GÉNÉRALE D'UN COMBAT

1986 : L'EPALA (Etablissement Public d'Aménagement de la Loire et de ses Affluents) prévoit l'aménagement de la Loire, dernier fleuve sauvage de France et d'Europe de l'Ouest. Quatre barrages sont prévus sur le fleuve et ses affluents: Le Veurdre et Naussac 2 sur l'Allier, Chambonchard sur le Cher et Serre de la Fare dans la Haute-Vallée de la Loire.

Le Comité Loire Vivante se crée pour s'opposer à ce programme; il travaille en coopération avec le WWF International, WWF France et France Nature Environnement et comporte plusieurs antennes locales tout au long du bassin.

1988-89 : SOS Loire Vivante se crée pour s'opposer au projet de barrage de Serre de la Fare. Petit comité d'action locale au début, le groupe se structure rapidement en une association professionnelle, coordinatrice du comité Loire Vivante dont elle est l'association la plus importante en nombre d'adhérents et de permanents. Le WWF international soutient la campagne Loire vivante et envoie M. Roberto Epple comme Campaigne Officer pour 7 ans sur les bords de la Loire. (II sera basé au Puy en Velay et organisera la campagne de SOS Loire Vivante)

En février 1988 débute une occupation non - violente du site de Serre de la Fare: elle va durer 5 ans. 1991: La Déclaration d'utilité publique est annulée par le tribunal. Le gouvernement de Gauche annule le projet de Serre de la Fare.

1992 : Le Comité Loire Vivante, dont SOS Loire Vivante, reçoit le Prix Goldmann, le prix le plus important du monde en matière de défense de la Nature. Le Prix était officiellement reçu par Christine Jean, (Coordinatrice Loire Vivante, financée par le WWF France)

1994 : Après 6 années de campagne menées sur tous les fronts: juridique, médiatique et scientifique, SOS Loire Vivante obtient l'abandon définitif du barrage de Serre de la Fare, dans le cadre du Plan Loire Grandeur Nature annoncé le 4 janvier 1994.

Serre de la Fare

Ce plan, grâce à l'impact de la campagne "Loire Vivante", révise entièrement le programme d'aménagement de la Loire, abandonnant la logique des aménagements lourds et mettant l'accent sur la prévention des crues sans barrages et la sauvegarde du patrimoine naturel.

Outre l'abandon de Serre de la Fare, le Plan Loire Grandeur Nature prévoit l'extension du Barrage de Naussac 1 (*0), l'ajournement du projet de barrage du Veurdre (*1), la construction du barrage de Chambonchard (*2) sur le Cher, le démantèlement de deux barragesà Maisons rouges et St. Etienne de Vigan (*3) et la restauration du saumon atlantique.

  • 0) : extension réalisée en 1999
  • 1) : reporté (sans date)
  • 2) : annulé définitivement en 2001/2002
  • 3) : démantèlements réalisés en 1998

Source : Ici

et une des conséquences de cet événement, les élections municipales au Puy-en-Velay de 1989 :

Au Puy En Velay "Les Verts" ont obtenu 17,5 % des voix pour les municipales grâce à une forte mobilisation en raison du projet de barrage de Serre de la Fare, ils se maintiennent au 2ème tour.ARNOULD Martin, tête de liste "Des verts pour Le Puy en Velay", souhaite maintenir sa liste au deuxième tour par respect pour ses électeursRoland CASANOVA, tête de liste PS de "Agir pour tous" ne comprend pas le refus des Verts de s'allier à leur listeBernard JAMMES, maire sortant, tête de liste PR de "L'avenir ensemble", se dit satisfait de la présence des trois listes au deuxième tour.

Source vidéo : Ici