CornardsLa confrérie devint florissante et fit ériger cette maison avec la représentation de ces grotesques que l'érudit Boudon-Lashermes affiliait au dieu celtique Cernunos, dieu de la chasse et de la bonne chère, "cornard" pouvant être une forme dérivé de son nom.

Chaque année, la confrérie élisait son grand maître (les critères m'échappent, laissez aller votre imagination...) et défilait joyeusement dans la ville.

Les mascarons qui encadrent la porte sont ornés au dessus, d'une inscription moqueuse qui reflète bien , finalement, le sens de l’auto dérision de ces maris trompés tout autant qu'une forme d'humour ma foi fort sympathique.

Est ce de l'humour ou une bête faute d'orthographe qui a fait écrire sur le panonceau qui orne la rue "chair" au lieu de "chère"; dans la situation de ces aimables cornards, on peut imaginer que leur dévotion allait plutôt à la (bonne) chère qu'à la (tendre) chair des ponotes (= habitantes du Puy ) du voisinage.

Au dessus de l'un des Cornards, on aperçoit l'inscription, "a que les cornes von bien sur un fron comme le mien".

L'étroitesse de la rue Chamarlenc (en latin : chamalencus = chambellen) ne les privait pas d'une certaine largeur de vue pour se moquer ainsi d'eux même.

Source : Les humeurs de Nicéphore